Bonsoir,
Voici le compte rendu du CPM.
À bientôt.
Flavien
Ce dimanche 1er février, c’est le dernier CPM salle ; après on passe aux CPM propres (elle n’est pas de moi).
Après une discussion chaleureuse autour d’un petit café, accompagné d’une des nombreuses succulentes viennoiseries, nous retrouvons Sylvain pour la première présentation de la journée, sur la préparation au voyage. En bref : un voyage, ça ne s’improvise pas. Il faut penser à la moto (entretien mécanique), à la bagagerie (souple ou rigide, modifiant le moins possible l’équilibre de la moto), aux bagages (à adapter en fonction du voyage), à l’administratif (papiers, assurance, constats, inscription sur Ariane en cas de départ à l’étranger), au pilote (notamment l’équipement, à ajuster en fonction de la météo) et au trajet (faire des pauses régulièrement, prévenir les proches). Je retiendrais pour ma part que, pour rester au sec par temps de pluie, il faut prévoir des sacs congélation (pour emballer les vêtements), et des gants en nitrile (à enfiler sous les gants moto). Pour ce qui est de protéger les pieds, Sylvain a un autre bon tuyau... je vous laisse voir ça avec lui
Après cette matinée bien remplie, il est temps de reprendre des forces. Faisant partie de l’équipe Burger King, le déjeuner est l’occasion de cuisiner les encadrants sur le déroulement de la journée piste, et de s’assurer que son équipement est conforme aux attentes des organisateurs. C’est aussi le moment de se remémorer les meilleures boutades matinales de Sylvain, en pariant sur celles qui finiront dans le compte rendu. J’ai perdu une occasion de me taire, c’est comme ça que j’ai récupéré le fameux compte rendu. Qu’à cela ne tienne, cela m’incitera à rester attentif pendant les présentations sur l’heure de la digestion.
Et de l’attention, il va en falloir en ce début d’après-midi, car Sylvain nous a concocté un cours magistral sur la géométrie de la moto, en quoi celle-ci diffère d’un modèle de bécane à l’autre, comment elle se modifie en fonction des conditions de conduite, et comment tout cela influe sur le comportement de nos montures. Au menu : empattement, angle de chasse et déport de fourche. Mais également effet gyroscopique, des roues de la moto, mais aussi du vilebrequin, dont on tire parti lors de la maniabilité à allure lente. Et force centrifuge, appliquée à la moto en virage, mais aussi aux pneus en rotation, ce qui diminue la surface de contact avec le sol à haute vitesse, d’où l’importance de relâcher les gaz avant un freinage appuyé pour transférer la masse vers l’avant, écraser le pneu et améliorer l’adhérence.
Viennent ensuite les 4 composantes de la conduite en virage : RATP (pour Regard, Allure, Trajectoire, Position). On commence tout de suite avec la trajectoire, et c’est Farid qui s’y colle (sur incitation de Sylvain) pour donner la définition. Puis la position (la Casim préfère qu’on reste droit sur nos motos). L’allure, à adapter à l’environnement (petit rappel EDSR : en entrée de virage, on rétrograde pour accroître l’effet gyroscopique). Et enfin le regard, qui doit rester mobile. Sylvain insiste : s’il y a une chose à retenir aujourd’hui, c’est le regard.
On termine la journée avec Jérôme, qui nous a mitonné une séance d’examen de code en mode compétitif. Car oui, en plus de phosphorer sur des questions parfois bien piégeuses, il y a un classement général. Ça bataille sec dès les premières questions, le top 5 évolue sans cesse, avant de se stabiliser. Puis, quand tout semble joué et qu’on pense que le top 5 ne changera plus, des outsiders apparaissent de nulle part et chamboulent le classement. 36 questions plus tard, cette folle séance de code se termine sur la victoire d’Hélène, qui gagne un trophée, et le privilège de désigner un deuxième compte rendu.
Ainsi s’achève cette belle journée. Merci aux encadrants de la Casim, tout particulièrement à Sylvain et à Jérôme pour les présentations et la séance de code, très instructives et pédagogiques. Et merci aux Casimirs pour la bonne humeur, les discussions, et les délicieuses viennoiseries.